Passer sur Kiubi, comme sur tout autre CMS professionnel, ne consiste pas simplement à déplacer un site d’un point A à un point B. Migrer un site, c’est nécessairement le reconstruire : on change de structure, de logique, de philosophie technique. Cette transition représente toutefois une véritable opportunité de repartir sur des bases plus saines, d’alléger la dette technique accumulée au fil des années, de simplifier les processus internes et, plus largement, de renforcer la cohérence éditoriale du site.
Dans cet article, nous expliquons pour quelles raisons les entreprises choisissent de migrer, comment préparer cette transition et en quoi Kiubi peut accompagner efficacement ce type de projet.
Pourquoi les entreprises décident-elles de changer de CMS ?
Dans bien des cas, le changement de CMS ne vient pas d’un problème technique immédiat, mais d’une volonté plus large de refondre le site web. Une entreprise revoit son positionnement, modernise son image, restructure son offre ou souhaite améliorer l’expérience utilisateur : autant de raisons qui justifient de repartir sur un site mieux conçu, mieux organisé et plus efficace.Une refonte est alors l’occasion de remettre à plat l’arborescence, les contenus, les parcours utilisateurs et les objectifs du site. Et c’est précisément à ce moment-là que l’on se demande si le CMS actuel est encore adapté pour accompagner les prochaines années : est-il suffisamment souple ? stable ? performant ? clair pour les équipes ? compatible avec les nouveaux usages ?
Autrement dit, la décision de changer de CMS ne vient pas toujours d’un problème, mais souvent d’une ambition : choisir un socle qui permettra de faire évoluer le site plus facilement et plus sereinement.
Une fois cette réflexion enclenchée, les aspects techniques apparaissent clairement : dette accumulée au fil des années, plugins vieillissants ou incompatibles, maintenances répétitives, failles de sécurité, lenteurs, complexité d'utilisation au quotidien... Ces constats renforcent l’idée que la refonte est aussi le bon moment pour adopter une plateforme capable d’accompagner les besoins présents et futurs de l’entreprise.
Pourquoi migrer depuis un CMS open source vers un CMS SaaS ?
La migration vers un CMS SaaS n’est pas seulement un choix technique : c’est un changement de modèle, souvent motivé par les limites rencontrées au fil des années avec le CMS open source, et mises en évidence lors de l’audit préalable à la refonte. En prenant du recul sur son site, une entreprise mesure combien son infrastructure influe sur sa stabilité, sa sécurité et sa capacité à évoluer.Avec un CMS open source auto-hébergé, la responsabilité opérationnelle est totale : hébergement, mises à jour, sécurité, compatibilité des plugins, performances... Tout repose sur l’entreprise ou son prestataire. Au fil des années, le site s’alourdit. On ajoute des plugins pour répondre à un besoin ponctuel ; certains sont abandonnés, d’autres deviennent incompatibles. Le résultat est souvent un socle fragile, imprévisible, difficile à maintenir et coûteux à faire évoluer.
Migrer vers une solution CMS SaaS permet de se libérer de ces contraintes. Sur le plan technique, le socle est géré, sécurisé et optimisé par l’éditeur : plus de mises à jour à surveiller, plus de risques liés à des plugins tiers. Sur le plan économique, les coûts deviennent plus prévisibles. Sur le plan organisationnel, les équipes gagnent en autonomie grâce à un environnement cohérent et simplifié. Sur le plan stratégique, l’entreprise bénéficie d’un cadre professionnel stable, documenté et conforme.
Comment préparer une migration de CMS ?
La réussite d'une migration repose sur une méthodologie rigoureuse. La plupart des difficultés rencontrées lors de migrations mal préparées proviennent non pas du CMS cible, mais du manque d’anticipation ou d’une mauvaise compréhension de l’existant.Migrer ce n'est jamais reproduire à l'identique
La première idée à abandonner est celle d’un transfert "à l’identique". Chercher à recréer exactement le même site, avec les mêmes fonctionnalités et les mêmes comportements, conduit presque toujours à reproduire les problèmes de l’ancien système : dette technique, complexité excessive, dépendances artificielles.Changer de CMS implique de changer de paradigme. Ce n’est pas un copier-coller, mais une reconstruction intelligente, qui vise à :
- Simplifier les processus
- Réduire le nombre de fonctionnalités inutiles ou redondantes
- Clarifier l’organisation des contenus
- Eliminer les dettes techniques accumulées
- Moderniser l’architecture du site
Réaliser un audit complet du site existant
La migration commence par une analyse minutieuse de l’existant. Cet audit couvre plusieurs aspects.D’abord l’analyse fonctionnelle : il faut recenser toutes les fonctionnalités du site, qu’elles soient natives, issues de plugins ou intégrées via du développement sur mesure. C’est ici que l’on identifie l’applicatif métier, c’est-à-dire les modules spécifiques à l’activité de l’entreprise : configurateurs de produits, exports automatiques, synchronisations avec des outils tiers (ERP, CRM, etc.), workflows particuliers. Ces fonctionnalités nécessiteront un traitement spécifique lors de la migration.
Vient ensuite l’analyse des contenus : pages, articles, médias, catégories, produits, etc. Beaucoup d’entreprises découvrent à cette occasion qu’une partie de leurs contenus ne sert plus, que certaines taxonomies sont incohérentes, ou que des pages sont dupliquées. Cet inventaire permet de décider ce qui doit être conservé, retravaillé ou supprimé.
L’audit technique examine quant à lui la performance générale du site, la qualité du code existant et les éventuelles failles de sécurité. Même si, dans le cadre d’une refonte ou d’une migration, le site sera entièrement recréé et que le changement de CMS permet de repartir sur un socle plus propre, cet audit reste indispensable. Il ne s’agit pas de corriger l’existant, mais d’éviter de transporter dans le nouveau CMS les problèmes qui ont rendu l’ancien difficile à maintenir.
Enfin, l’audit SEO est indispensable. Il faut cartographier la totalité des URL indexées, identifier les pages stratégiques, comprendre la structure du maillage interne et analyser les erreurs existantes, notamment les 404. Cette étape permettra ensuite d’établir un plan de redirections complet, garantissant la préservation du référencement.
Décider de ce que l’on conserve, transforme ou abandonne
Sur la base de l’audit, il devient possible de déterminer ce qui doit être conservé, ce qui doit être modernisé et ce qui doit être abandonné. La migration n’est pas une opération de copie : c’est un moment charnière pour reconstruire un site plus clair, plus robuste et plus adapté aux usages actuels.Cela concerne d’abord la charte graphique et le thème, presque toujours refondus lors d’une migration. Repartir sur un thème neuf permet de moderniser le design, d’améliorer l’ergonomie, d’adapter le site aux usages mobiles, mais aussi de corriger des problématiques techniques accumulées au fil des années : structure HTML plus sémantique, meilleure gestion des headings, CSS plus léger, performances accrues. Le nouveau CMS impose souvent une autre manière de construire les gabarits, ce qui offre l’occasion de repartir sur des bases propres.
La même logique s’applique aux fonctionnalités standard. Beaucoup de comportements présents dans l’ancien site proviennent de plugins hétérogènes, ajoutés au fil du temps. En migrant, il devient possible de les simplifier, de les remplacer par des outils natifs plus fiables ou des services tiers dédiées. On peut également repenser leur fonctionnement pour réduire la complexité inutile.
La question des contenus suit la même logique : inutile de migrer des informations obsolètes, incohérentes ou mal structurées. La migration doit permettre de trier, réorganiser et, si nécessaire, retravailler certains contenus pour les aligner avec la nouvelle arborescence. C’est également à cette étape que l’on prépare l’export des contenus depuis l’ancien CMS et que l’on vérifie les modalités d’import dans le nouveau, en définissant clairement la structure des données, les correspondances entre champs et les tests nécessaires pour sécuriser l’ensemble. Les modèles de données entre CMS diffèrent souvent profondément ; la migration de contenus complexes (variantes de produits, fiches produits enrichies, historiques, etc.) peut nécessiter un travail de transformation spécifique pour garantir une reprise fiable et cohérente.
L’applicatif métier demande une attention particulière. Certaines briques essentielles à l’activité doivent être reprises, généralement entièrement redéveloppées ; d’autres peuvent être allégées ou externalisées. La migration est l’occasion de clarifier ces mécanismes, d’éliminer la dette technique associée à des développements anciens et de repartir sur des bases plus pérennes. À ce stade, la qualité et la couverture fonctionnelle des API du nouveau CMS deviennent déterminantes, car elles conditionnent la capacité à reconstruire correctement les intégrations existantes (ERP, CRM, automatisations internes) et à les faire évoluer durablement.
Enfin, cette étape de cadrage est aussi l’occasion de revoir certains aspects réglementaires et liés aux utilisateurs. Les formulaires doivent être vérifiés pour garantir leur conformité au RGPD, les mécanismes de consentement repensés si nécessaire, et la gestion des cookies clarifiée. Lorsque le site comporte des comptes clients ou des espaces privés, la migration peut également nécessiter une réinitialisation sécurisée des mots de passe.
Préparer la migration SEO, en toute sécurité
La migration SEO est l’une des étapes les plus sensibles du projet, car elle aura un impact direct sur la visibilité du site. Selon les objectifs de l’entreprise, cette phase peut prendre deux directions différentes : la migration peut être l’occasion de revoir la stratégie SEO, de repenser l’arborescence, de clarifier les contenus et de corriger des erreurs anciennes ; ou au contraire, l’objectif peut être de préserver strictement les performances actuelles, sans modifier les éléments structurants déjà en place. Dans les deux cas, l’essentiel est le même : ne rien "casser" pendant la migration.Le travail commence par une cartographie complète des URL existantes. Il s’agit de recenser non seulement les pages visibles dans les menus, mais aussi toutes celles encore indexées par les moteurs de recherche : anciennes pages non supprimées, URL issues de plugins, variantes générées automatiquement... Cette cartographie est la base d’une migration SEO solide.
À partir de là, on établit un plan de redirections 301. Chaque ancienne URL doit être associée à une destination pertinente dans le nouveau site. C’est ce qui permet de conserver la valeur SEO accumulée dans le temps, de préserver les positions existantes et d’éviter les pertes brutales de trafic. Lorsque la stratégie SEO est conservée, ces redirections doivent être fidèles et exhaustives ; lorsque la stratégie est repensée, elles doivent accompagner la nouvelle structure sans rupture pour les moteurs de recherche.
Il faut également tenir compte des erreurs 404 existantes : certaines peuvent être corrigées avant la migration, d’autres nécessiteront une surveillance après la mise en ligne. Une veille active dans les premiers jours permet d’ajuster rapidement les redirections manquantes ou incorrectes.
Enfin, la migration est le moment idéal pour mettre à jour ou renforcer les fondamentaux SEO : balises title et meta description, structure des headings, données structurées, cohérence des contenus, poids des images, sitemap, etc. Que l’on conserve la stratégie SEO existante ou qu’on la réinvente, cette étape garantit une transition fluide et maîtrisée.
Profiter d’une migration pour revoir la stratégie SEO elle-même, ou retravailler en profondeur le contenu éditorial pour l’adapter à de nouveaux objectifs ou renforcer la stratégie existante, constitue également une excellente motivation pour envisager une migration vers un nouveau CMS.
Les points d’attention essentiels pendant et après la migration
Une migration bien préparée peut échouer si l’exécution manque de rigueur. La continuité de service doit être anticipée : l’ensemble du site est testé en préproduction, sur la base de cahiers de tests couvrant les parcours critiques, les fonctionnalités métier, les contenus et les intégrations externes. La mise en ligne est ensuite planifiée dans un créneau maîtrisé, et les derniers contrôles sont réalisés dans un environnement identique à la production.Durant cette phase, il est souvent préférable d’effectuer un blackout complet : fermer temporairement l’ancien site et afficher une page d’attente le temps de la bascule et des ultimes vérifications. Cette interruption maîtrisée évite les incohérences de données et les comportements imprévus liés à un double système actif.
Après la mise en ligne, une série de tests post-lancement doit être menée avec soin. Tout ce qui a été vérifié en préproduction (performances, formulaires, parcours d’inscription, tunnel de commande, intégrations avec un CRM, un ERP ou un système de paiement) doit être confirmé en conditions réelles, car aucune simulation ne reproduit parfaitement l’usage d’un site en production. Cette étape permet de s’assurer que le site réagit correctement au trafic réel, que les temps de chargement restent stables, que les transactions aboutissent et que les données circulent bien entre le site et les outils tiers. Durant les premiers jours, une surveillance attentive est indispensable pour détecter rapidement d’éventuels comportements inattendus et les corriger sans délai.
Un monitoring SEO continu doit également être mis en place. Les outils comme Google Search Console ou les solutions d’analyse de logs permettent d'identifier rapidement de nouvelles erreurs 404, d’observer l’évolution des positions et de vérifier que le site est correctement exploré par les moteurs de recherche. Ces observations permettent d’ajuster si nécessaire certaines redirections ou certains comportements du site.
Par précaution, il est utile de conserver l’ancien site pendant quelques jours, le temps de s’assurer que le nouveau fonctionne comme prévu. Dans la plupart des projets, cette solution de secours ne sera jamais utilisée, mais elle offre une marge de sécurité pendant la phase de stabilisation.
Il est également essentiel que les équipes internes soient à l’aise avec le nouveau CMS avant la mise en production. Les former en amont, leur permettre d’effectuer des tests et de se familiariser avec leurs nouveaux outils évite tensions et blocages au moment du lancement. Une fois le site en ligne, elles doivent être immédiatement opérationnelles.
Et, règle d’or que tous les professionnels finissent par apprendre : on n’effectue jamais une migration ou une mise en production un vendredi. Mieux vaut commencer la semaine sereinement que finir la semaine dans l'urgence.
Le tableau suivant propose une vue d’ensemble permettant de parcourir rapidement les points essentiels et de s’assurer que rien n’a été laissé de côté :
| Point d’attention | À vérifier avant migration | Suivi après la migration |
|---|---|---|
| Fonctionnalités existantes | Toutes les fonctionnalités sont-elles utiles ? Certaines peuvent-elles être simplifiées ou supprimées ? Des plugins posent-ils problème ? | Vérifier que chaque fonctionnalité critique fonctionne en conditions réelles et contrôler les retours utilisateurs |
| Applicatif métier | Quels modules spécifiques doivent être conservés, refondus ou externalisés ? Leur valeur métier est-elle avérée ? | Tester l’ensemble des workflows et confirmer la fiabilité des synchronisations (ERP, CRM, exports) |
| Contenus et arborescence | Quels contenus doivent être migrés, retravaillés ou supprimés ? L’arborescence doit-elle être repensée ? | Valider l’intégrité des contenus importés et contrôler les liens internes, ainsi que les pages clés |
| Import et export de données | Les données peuvent-elles être exportées proprement depuis l’ancien CMS ? Le mapping avec le nouveau CMS est-il clairement défini ? | Contrôler la cohérence des structures importées, vérifier l’absence d’erreurs d’encodage ou de pertes de données |
| Charte graphique et thème | Le design doit-il être modernisé ? La structure HTML ou les gabarits posent-ils problème ? | Tester l’ergonomie, le responsive et mesurer les performances réelles (Core Web Vitals) |
| Aspects réglementaires (RGPD) | Les formulaires sont-ils conformes ? Les mécanismes de consentement et les pages légales doivent-ils être ajustés ? | Tester la bonne transmission des données et vérifier le fonctionnement des formulaires et des dispositifs de consentement. |
| SEO & URLs | Quelles URLs doivent être conservées ? Quelles redirections préparer ? Quels contenus sont stratégiques ? | Surveiller les 404, valider les redirections, analyser Search Console et le crawl Google |
| Intégrations externes | Quelles API ou connexions sont indispensables ? Doivent-elles être réécrites ou adaptées ? | Tester en réel les échanges avec les systèmes tiers (paiement, CRM, ERP) |
| Tests & validation interne | Les équipes disposent-elles d’une préproduction fiable et d’un cahier de tests complet ? | Vérifier que les équipes sont opérationnelles et intégrer leurs retours rapidement |
| Mise en production & bascule | La fenêtre de migration est-elle maîtrisée ? Faut-il prévoir un blackout ou un fallback temporaire ? | Surveiller la stabilité du site et maintenir éventuellement l’ancien site quelques jours en secours |
| Performances | Le site actuel présente-t-il des lenteurs ? Faut-il optimiser certains scripts ou médias ? | Contrôler les temps de réponse, la stabilité du site et sa capacité à encaisser le trafic réel |
Comment Kiubi vous aide à migrer votre site
Migrer vers Kiubi, c’est avant tout adopter un environnement plus fiable et plus simple à maîtriser. Le socle technique est entièrement géré : sécurité, supervision, mises à jour et continuité de service sont assurées par la plateforme. Les entreprises n’ont plus à se soucier des contraintes d’hébergement, de maintenance technique ou de compatibilités entre plugins, et peuvent se concentrer sur leur activité.Kiubi est une plateforme 100% française, opérée et maintenue par une équipe locale. Cet aspect fait souvent la différence : disposer d’un interlocuteur unique et facilement joignable simplifie considérablement les échanges, notamment lors d’une migration où la qualité du suivi et la réactivité sont cruciales.
La structure du CMS facilite également la transition. Le modèle éditorial est clair, la gestion du catalogue est robuste, l’API permet d’adresser les besoins avancés et les outils d’import sécurisent la reprise de données. Kiubi intègre aussi nativement des fonctionnalités SEO avancée qui permettent de sécuriser toute la dimension SEO de la migration et de simplifier son suivi au quotidien. Une fois le site en ligne, les équipes peuvent gérer les contenus, les médias ou les optimisations SEO de manière autonome, sans dépendre d’un prestataire pour chaque modification.
L’accompagnement proposé par l’écosystème Kiubi est un autre point essentiel. Les intégrateurs partenaires, qui connaissent parfaitement la plateforme, interviennent sur toutes les phases du projet : audit, conception, refonte graphique, migration des contenus, tests, mise en ligne et formation. Leur connaissance du CMS garantit une mise en œuvre durable et conforme aux bonnes pratiques.
Lorsque le projet nécessite des fonctionnalités entièrement sur mesure, comme des connecteurs spécifiques, des automatisations métier, des développements applicatifs, etc. celles-ci peuvent être prises en charge par les Kiubi Professional Services. Les développements réalisés sont intégrés proprement au CMS et bénéficient du même niveau de stabilité, de supervision et de support que le reste de la plateforme.
En combinant un socle SaaS maîtrisé, des outils techniques solides, un cadre propice au SEO et un réseau d’intégrateurs experts, Kiubi offre un environnement idéal pour réussir une migration et faire évoluer son site dans la durée, en toute sérénité.











